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Le PKK a tué des milliers de jeunes kurdes

Une conférence a eu lieu, mardi à Genève sur les effets du terrorisme sur les pays européens

 

Le «Terrorisme et les effets de la stabilité dans les pays européens » est le thème d’une conférence organisée par le Cojep International (ONG), mardi, dans les bureaux des Nations Unies (ONU) à Genève.

Etaient présents, entre autres, Julia Legner (Juriste, spécialiste sur les états du Golfe), Mehmet Şahin (Professeur à l’académie de Police, expert sur le Moyen-Orient), Ali Gedikoglu (Président Cojep International), Dudu Keles (Relations internationales pour le Cojep ) et Adel Mejri (Activiste), modérateur.

Le professeur Mehmet Şahin a rappelé que lorsque les premiers soulèvements populaires commencèrent en Syrie, le PKK, une organisation terroriste reconnue internationalement, a essayé de gagner la sympathie de la communauté internationale avec des noms différents comme le PYD et le YPG.

“Notons que ces organisations terroristes ont commencé par assassiner leurs propres compatriotes kurdes, comme le politicien Misel Temo résidant au Nord de la Syrie, un meurtre parmi tant d’autres permettant d’éradiquer toute opposition au sein des Kurdes de la région”, a fait savoir le professeur.

Il a souligné, par ailleurs, que : “plus de 25 mille jeunes Kurdes sont morts dans les différentes actions du PKK, YPG et PYD dans la région et des milliers de vie sacrifiés au nom de cette cause terroriste”.

Et d’argumenter que “la Turquie mérite le prix Nobel de la paix pour l’accueil record de millions de migrants et pour son combat sur le terrain contre tous les groupes terroristes de la région”.

Pour sa part, Julia Legner a souhaité faire le parallèle entre les violations des droits de l’homme, sous prétexte de mesures anti-terroristes dans les pays arabes du Golfe, avec la lutte contre le terrorisme en Europe.

Elle a déploré “les lois de plus en plus liberticides dans le monde à cause du terrorisme”.

Le président du Cojep international (Conseil Pour la Justice et la Paix), Ali Gelikoglu a, quant à lui, déclaré que son organisation luttait depuis plus de 35 ans dans le domaine des droits de l’homme, de la démocratie, contre le terrorisme.

“Nous étudions et surveillons la position des occidentaux depuis de nombreuses années sur le sujet sensible du PKK. Nous avons effectué de nombreuses actions pour dénoncer ces terroristes”, a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Gedikoglu a donné l’exemple d’un grand magazine français qui « pouvait montrer ces terroristes surtout les femmes comme de gentilles rebelles se maquillant, prenant soin d’elles. Comme si le terrorisme avait un visage doux », s’insurge-t-il.

Il s’est dit, en outre, pessimiste sur la position des institutions européennes et n’espère pas “voir un jour, des mesures à l’encontre de cette organisation”.

De son côté, Dudu Keles, coordinatrice des relations internationales du Cojep International, a indiqué que depuis le début des opérations militaires des forces armées turques à Afrin, “le PKK et ses sympathisants ont augmenté leurs attaques contre la communauté turque et leurs citoyens dans tous les pays d’Europe”.

 

Source: AA

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About the author

Fatih Karakaya

Fatih Karakaya

Fatih Karakaya est né en 1977 à Kayseri en Turquie. Il est parti à l’âge de 10 ans en France. Après ces études de Turcologie à l’université de Strasbourg, il a commencé à travailler pour des journaux locaux en France.

Par la suite, il a écrit des écrits sur le site d’information Haber7 avant de rejoindre l’Agence de presse Anadolu.

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